
De retour à Courbevoie et la Défense du 16 au 20 septembre 2015 avec un programme fourni et ambitieux, la 5ème édition du Festival Atmosphères s’annonce exceptionnelle.
Il utilisera toutes les figures de la création et les expériences inédites pour décrypter le monde où l’on vit, cartographier tous les enjeux, et ouvrir sur des solutions nouvelles ou éprouvées. Generali a choisi de soutenir le festival.
3 questions à Pascal Signolet, Fondateur et Délégué Général du Festival Atmosphères .
1 – Le Festival Atmosphères, pourquoi ?
Ma prise de conscience date des premières marées en Europe (Torrey Canyon, Amoco Cadiz, Prestige). 30 ans après, la législation n’a quasiment pas évolué, c’est juste fou d’attendre les catastrophes pour réagir !!!
Dès la conception, nous avons voulu un festival engagé, utile, résolument dédié à la sensibilisation au DD. Pour éviter le côté donneur de leçons, nous avons délibérément choisi les multiples formes de la création comme le cinéma, les images, le théâtre, les sensations…, mitoyennes avec des rencontres, des débats, des conférences qui permettront à tout un chacun de repartir riche de pistes à poursuivre dans la vie quotidienne. Nous croyons beaucoup que c’est le mouvement de la société civile, l’addition des gestes au quotidien qui feront avancer les choses.Nous avons voulu un festival plus élargi, se démarquant du festival sur la nature, ou sur le cinéma, parce qu’on ne peut pas dissocier les notions d’environnement, d’économie, de social, cela n’aurait aucun sens. A long terme, l’idée du festival, c’est de trouver le moyen de mettre en relation des porteurs de projets, des associations, des ONG avec les financeurs. On espère atteindre un jour une taille critique assez importante pour réaliser ce rêve d’être vraiment à l’initiative de réalisations concrètes.
2 – Le Festival a 5 ans : quels constats ?
Nous avons démarré en 2011, sur un coin de table, dans mon appartement avec très peu de budget et beaucoup de passion. Nous avons fait l’ouverture dans un petit cinéma avec 80 personnes, puis la mairie de Courbevoie nous a apporté son soutien en nous prêtant une salle. Et d’année en année, un peu plus… Finalement, on est passé de 2000 à plus de 15000 personnes en 5 ans. Le développement s’est naturellement produit du fait de l’implication de la ville de Courbevoie qui nous a ouvert son nouveau centre événementiel, de l’implication de notre partenaire Defacto (établissement public de gestion du quartier d’affaires) qui s’est traduit par notre implantation à la Défense aussi, des nouveaux partenaires. Nous, on continue de faire notre job, bâtir une maison solide, tenir nos objectifs. Et ce qu’on remarque, c’est qu’il y a de plus en plus de gens concernés par le Développement Durable, par l’organisation de la société et l’avenir des enfants… Et ça, c’est une bonne nouvelle !
3 – Quid de l’édition 2015 ?
Une grande part au climat, bien sûr, la conférence de Paris (COP21) en décembre oblige ! Ainsi, on ouvre sur la 5ème saison de Vivaldi, une création musicale et graphique inédite qui illustre le dérèglement climatique et, pour la 1ère fois à Paris, en avant-première, « La glace et le ciel », un film de Luc Jacquet qui retrace l’histoire de Claude Lorius qui a mis en évidence la relation entre GES (gaz à effet de serre) et climat. Un film fort qui ennuiera les climato-sceptiques qui auront dorénavant du mal à nier l’évidence.
Et bien d’autres sujets, parce le climat est tributaire de nos pratiques. On va traiter d’économie circulaire, de la ville de demain (de la place de l’homme et de la nature dans cette ville), de l’entreprise de demain, des biens communs (la connaissance, l’eau, la recherche fondamentale pour que tout cela reste dans le domaine public, loin de cette privatisation effrénée que l’on voit poindre à l’horizon) avec des conférences, des expos, des films en avant-première et, pour la 1ère fois, un salon Développement Durable : ma planète mieux, parce que l’axe de la consommation est incontournable. Au final, tout le monde peut venir au festival sans forcément s’intéresser à la thématique du climat !
Vous trouverez tout dans le programme du festival
Pour finir, je voudrais adresser un grand merci
- A nos parrains, Marion Cotillard, Jean Jouzel, Pierre Nimey et Sébastien Folin
- A la mairie de Courbevoie, son maire Jacques Kossowski
- A nos partenaires (institutionnels et privés)
- A toute l’équipe